Je m'abandonne à la Vie qui prend soin de moi.

ÉCLOSION D'ÉVEIL

Les pensées qui suivent ont jalonné les six premières semaines d'un "éveil bien ordinaire", en octobre et novembre 2010. Elles sont laissées telles quelles même si la suite en aurait corrigé certaines, vers davantage de modestie. Elles sont publiées ici avec l'encouragement de la Vie. Ce ne fut qu'une chance extraordinaire, qui s'est produite très rapidement au contact aimant de Della et Michaël. Ils ont cru et m'ont fait sentir que c'était possible immédiatement. Comment ne pas leur exprimer toute ma gratitude ?   Comme cet éveil s'est produit après un très long cheminement, et ma gratitude étreint aussi tous les amis qui m’ont accompagné, avant et après cet éveil.


L'instant présent est-il plein ou vide ?
Il est vide, quel soulagement !
Un grand vide ou un petit vide ?
Un petit vide, c'est plus simple.
Rien.


C'est pas cher....
... pour pas grand chose.
Ce pas grand chose vaut plus que tout.


J'ai le droit de respirer.
Rien ne peut m'empêcher de respirer.
Rien ne peut m'empêcher de respirer l'Être.
Ça respire l'Être.
Ça respire.
Ça respire.


La saveur de l'Être.
La douceur de la saveur de l'Être.
L'Être, avec ou sans saveur.
l'Être est.
L'Être.


Ici on cherche des mots.
Ces mots sont toujours imparfaits.


Je suis.
C'est cela.
C'est.


Tout est parfait.
C'est assez.
Tout ou rien.
Tout.
Rien.


Rendre les armes, arrêter de se battre.
L'éveil: une capitulation.
La Grande Capitulation.
Ouf !
C'est assez.


C'est simplement beau.
Toujours différent.
Toujours en mouvement.
La chorégraphie éternelle.


Ce qui est, rien de plus.
Il n'y a rien de plus.
C'est au moment où ça arrête de demander qu'il y ait quelque chose de plus que ça ouvre.
Ça ouvre sur la Présence de l'Être, permanente, toujours là.
À chaque lâcher-prise, la Présence de l'Être s'ouvre davantage.
L'Être s'ouvre à être exploré, découvert, connu de plus en plus, tout doucement, tout graduellement.


La Sagesse vient du contact avec l'Être.
C'est la sagesse de l'Être.


Le passé et l'avenir, et l'ailleurs, perdent de leur attrait, se dissipent,
Pour laisser place à la Plénitude de l'Être.


L'instant présent est complet en lui-même.
La Présence dans l'instant présent se suffit à elle-même.
La complétude, la plénitude.


Tout le reste peut être là, ou pas.


La tentation du décrochage.
Le piège du désengagement.
Sont là.
Allons-y graduellement, tout doucement.


Il n'y a pas de quoi se vanter.
Vraiment pas.
C'est tellement simple, c'en est niaiseux.
Ça a toujours été là.
Tout simplement.


La source à laquelle s'abreuver en permanence.
Tout près, au plus près de soi.
La source où tout peut se déposer, se dissoudre.
Autour de la source, tout se dissipe.


La vie continue, comme avant.
C'est bien dommage, c'est juste ça.
Une certaine déception que ce ne soit que ça.
Une autre respiration dans l'Être et ça redevient Tout.


L'ego est toujours là, l'individu.
Le mental, l'intellect, toujours là aussi.
Mais pas au centre, plutôt à leur juste place.
La Source, toujours au centre.


La vie devient un jeu, une scène, une pièce.
Le plaisir de jouer, tout simplement.
Plus personne d'indispensable.


La détente dans le "je ne sais pas".
Mais une "certaine sagesse" qui fuse de ce "je ne sais pas".


Comment ne pas penser à l'Éveil.
Un tout petit éveil, complet dans l'instant.


C'est la fin de la recherche.
Aussitôt apparaît un nouvel élan.
La soif d'explorer l'éveil.
Sans attente, le laisser agir, s'ouvrir.



Dans les mois qui ont suivi :


Une expérience: la sensation de ne plus avoir de plancher sous ses pieds.
Deux semaines plus tard: l'expérience est toujours là, on s'habitue.
Le cerveau s'habitue, c'est comme les foyers progressifs.


Une autre expérience: l'Être n'est plus au centre, ni quoi que ce soit.
Il n'y a plus de Centre.
Le Centre est partout.
À ça aussi, on s'habitue.


La spiritualité, on oublie ça.
La sagesse, on oublie ça.
Pas plus de sagesse qu'avant.


Le concept d'Éveil, on oublie ça.
L'Éveil n'est pas un état, c'est un événement.
Une bascule, un passage, une ouverture.


L'instant présent, on oublie ça.
Il n'y a que l'éternel moment, toujours le même.
Pas besoin de lui courir après ou de l'attraper au vol.
Il Est toujours, toujours Présent.


Toujours la même Vie aussi, toujours aussi pleine.
Toujours la même Vie, toujours dans le même Moment.
La Vie qui se reconnaît elle-même.
La Vie qui danse avec elle-même.



L'Éveil, c'est s'arrêter un instant, dans le Moment.
Pour reconnaître l'évidence de ce qui Est.
Reconnaître l'évidence de tout ce qui Est.
Reconnaître aussi l'évidence qu'il n'y a rien de plus que ce qui Est.


Après l'Éveil, après cet événement, tout est pareil comme avant.
Sauf que chaque instant se suffit à lui-même.
C'est la Plénitude de l'instant, la Complétude dans le Moment présent.
Il n'y a plus de sentiment qu'il manque quelque chose.


La Douceur de la Complétude.
La Détente de la Complétude.
La Joie de la Complétude.
La Paix de la Complétude.


Le sentiment qu'à chaque instant, il ne manque plus rien,
C'est plus long pour s'y habituer.
D'où vient l'élan maintenant ?


L'éveil est un knock-out la plupart du temps, aussi bien le savoir.
On en sort totalement bouleversé.
C'est un deuil aussi, un deuil de l'individualité.


Après l'Éveil, la vie est une chute libre.
Avant l'Éveil, la vie était aussi une chute libre.
L'Éveil , c'est l'acceptation de ce fait.


Personne ne reviendrait en arrière de l'Éveil,
Peu importe où cette chute libre mène.

Tejo
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