Il n’y a rien d’autre à faire que d’honorer ce qui est, cessez de vouloir y échapper.

La grâce de l'éveil

Préambule

Ce récit raconte l’expérience de Claudette Vidal au moment où la croyance « je suis quelqu’un » cède la place à la réalisation que « Je suis ».
L’histoire de Claudette


J’ai huit ans et je suis à l’église avec mes parents, lorsque j’entends une voix qui retentit dans mon cœur et me demande si je serai prête à tout lâcher un jour pour Le suivre. Intuitivement, avec toute la ferveur et l’intensité dont je suis capable, je déclare : « OUI ». Je viens de prendre l’engagement le plus important de ma vie.

Depuis cet évènement, je sais qu’un jour j’aurai à renoncer à tout pour répondre à l’appel intérieur. Je n’ai aucune idée des surprises que la vie me réserve à ce propos.

C’est à l’âge de trente-sept ans que la vie me rappellera ma promesse, au moment où je suis plongée dans les affaires. La rencontre d’un homme bouleverse ma vie. Il est à l’origine de mon ouverture à la spiritualité. Il fut mon conjoint et un enseignant spirituel significatif.

Quelques temps après notre rupture, ma petite voix intérieure me guide vers Gangaji, une enseignante spirituelle auprès de qui je m’éveillerai à ma vraie nature. Avant la rencontre avec Gangaji, la Vie va me servir une prodigieuse leçon de renoncement qui durera une quinzaine d’années.

Le renoncement

Durant ces années, il me faudra renoncer à tous mes attachements : mon mari, mon fils, ma famille, mon identité de femme d’affaires ainsi que mes boutiques, ma maison. Tout. Divorce, faillite (dépôt de bilan), déménagement. Tout se détache de moi.

Par la suite, j’entreprends un sérieux travail sur moi. Je me détache de plusieurs croyances et d’une multitude d’expériences du passé qui conditionnent mon présent. Bref, je renonce à tout ce que je possède… ou presque.

Un jour, je réalise avec stupéfaction qu’il reste quelque chose à quoi je n’ai pas encore renoncé : « moi », ou le sentiment d’être quelqu’un. Un immense frisson me traverse. J’ai très peur. Je sais que la fin est proche. Suis-je prête pour le grand saut ? Suis-je disponible pour l’offrande ultime, pour donner ma vie à la Vie ? Sans la moindre hésitation, la réponse est « oui ». Quelques semaines plus tard la Grâce prend ma vie, ou ce que je crois être ma vie. Je suis remplie de joie. C’est ce que je voulais : sortir de l’illusion dans laquelle je me sentais prisonnière, limitée.

Rencontre avec Gangaji

Je fais la connaissance de Gangaji à travers ses vidéos. Dès le premier visionnement, je sais qu’elle sait. Je suis obnubilée par la qualité de sa présence. Je suis peu attentive à ses mots, je suis fascinée par le silence d’où surgissent ses mots. Je sais qu’elle a percé le mystère qui m’habite. Je dois la rencontrer. Comme elle offre une retraite sur l’ennéagramme à Vancouver, je m’y inscris.

Désidentification au corps, aux émotions et au mental

À la fin de la première journée du séminaire avec Gangaji, je fais une indigestion aiguë. La douleur est tellement intense que je crois que je vais mourir. Ma tête veut exploser et mon estomac se tord de douleur. Je me sens épuisée, vidée. Il y a un miroir au-dessus du lavabo où je tente de trouver un quelconque soulagement. Je regarde dans le miroir et je vois mon visage. Soudainement, je réalise que je ne suis pas ce corps. Je réalise que le corps et moi sont deux choses différentes. Puis... ça se détend dans le corps. Tout reprend sa juste place. Je me surprends à faire des grimaces dans le miroir et à sourire. Le mal de tête et d’estomac s’arrêtent sur le champ. Je réalise que ce corps pourrait s’étaler par terre, sans vie, et que cela ne m’empêcherait pas de continuer à faire des grimaces et des clins d’œil amusés en étant hors du corps. Je suis désidentifiée du corps. Réaliser que le corps et moi sommes deux entités distinctes est maintenant une évidence. Jusqu’à présent, je ne le savais qu’intellectuellement.

Le lendemain, nos instructeurs Gangaji et son mari Eli décrivent le type d’ego dans lequel je suis fixée. Je me sens très interpellée, bouleversée. Je ressens beaucoup de haine et de mépris pour moi et les autres. Je ne suis plus que haine et mépris. Puis… durant la journée, les émotions se dissipent, je retrouve le calme et la sérénité. Je suis désidentifiée de mes émotions.

Venant de nulle part, des paroles s’élèvent en moi pour dire : « C’est la deuxième étape ». J’ai alors compris que la désidentification du corps était la première étape, celle des émotions, la seconde.

Le lendemain, Gangaji s’adresse aux participants d’une façon différente des précédentes. Son ton est plus solennel. Je suis très attentive. Elle nous demande de faire ce que son maître lui a jadis demandé et qui lui a permis de retrouver sa vraie nature. Elle nous demande « d’arrêter de penser ». Au moment où elle dit cela, j’arrête instantanément. J’avais parcouru cinq mille kilomètres pour élucider le grand mystère de la vie, pas question de ne pas me conformer aux requêtes. Tout en étant attentive à ce qu’elle dit, mon esprit est au point zéro, immobile. Je n’ai plus une seule pensée. Je suis calme et... je prends conscience d’un vide sidéral. Je ne sais pas ce qu’est le vide sidéral, mais c’est l’expression qui me vient spontanément. Absence de tout, plein de vie, pourrait le décrire. Il n’y a rien, vraiment rien.

Je ne savais pas ce qui allait se passer par la suite et je ne m’en inquiétais nullement. J’étais fascinée par ce silence intérieur profond et apaisant.

La nuit qui a suivi est quelque peu étonnante. Dans une sorte de rêve éveillé, j’ai l’impression de découvrir un truc inhabituel, riche et captivant. Ce truc c’est moi. Je découvre la potentialité de qui je suis. Je m’amuse avec moi m’amusant à m’amuser avec moi en train de me voir m’amuser… Je m’émerveille devant l’ampleur infinie des possibilités qui s’offrent à moi. Tout est possible, vraiment tout ! Je découvre le royaume des possibilités de l’Être, c’est grandiose. Je suis fascinée par cette découverte. La Source devient consciente d’elle-même avec ravissement. Fini de jouer à cache-cache avec moi. Je me révèle le secret que je m’étais caché depuis si longtemps. Je peux désormais reconnaître la splendeur de qui je suis, sans fausse modestie. J’étais cela depuis toujours, mais je ne le voyais pas.

La plénitude de l’instant présent prend toute la place. Je ne suis plus dans le moment présent, je suis le moment présent. Tout est fluide, simple et parfait. J’ai percé le mystère, je suis rentrée à la maison. Je comprends intérieurement ce que voulaient dire Krishnamurti, Bouddha, Ramana Maharshi et les autres maîtres spirituels.

Tout est vide et plein à la fois. Je ressens une plénitude tranquille que des bulles de joie et d’amour viennent parfumer occasionnellement. Je suis d’une insouciance enfantine et d’une vastitude infinie. Je vois l’amour et la beauté dans chaque brin d’herbe et dans l’immensité du ciel bleu. Une grande simplicité et une ouverture totale se baladent dans l’espace que j’appelle « moi ».

Disparition du « moi », tout est espace

Un soir, quelques semaines après ma rencontre avec Gangaji, j’ai de la difficulté à m’endormir. Mon attention se dirige naturellement vers une souffrance que je porte. À cet instant, je crois que la source de ma souffrance est la personne qui m’a agressée verbalement quelques heures plus tôt. En mettant mon attention sur l’agresseur apparaissant maintenant dans mon esprit, je réalise que je suis cet agresseur. L’essence de l’agresseur et celle de l’agressée est identique. C’est moi. Je suis la Vie qui anime ces deux personnages dans mon esprit.

Ensuite, mon attention se porte sur des dizaines d’identités vivant des souffrances différentes : misère, impuissance, révolte, frustration, peur, etc. Je vois que sous ces différentes formes de souffrance, l’essence est la même, c’est moi. Je suis Source et toutes les formes de souffrance sont mon expression. Ce monde de souffrances, c’est l’enfer. Tout y est noirceur, mal-être et désolation. Après avoir reconnu que toutes les souffrances sont une expression de qui je suis, tous les jugements s’estompent et la souffrance disparaît.

Après l’enfer, un espace paradisiaque apparaît. Dans cet espace, tout est beau, positif et joyeux. Là aussi je réalise que quelle que soit la forme que prend la beauté, elle est l’expression de qui je suis. Un ressenti de paix et d’ouverture infinie conclut cette expérience.

Le lendemain matin au réveil, je me sens bizarre, différente. Après quelques instants, je réalise que je ne suis qu’espace, un espace infini. La chose « moi » qui avait occupé l’espace jusqu’à présent a disparu. C’est joyeux et grisant de bouger dans l’espace et de sentir que mes jambes marchent dans le vide. Je touche à ma jambe pour tenter d’éprouver une sensation habituelle, mais la sensation est différente. Il y a bien un ressenti, mais je ne me sens pas concernée.
Avant j’étais une personne, maintenant « je suis personne ».

Je suis

La dernière expérience importante en lien avec l’éveil à Soi se déroule un mois après ma rencontre avec Gangaji. Après avoir lu quelques pages d’un de ses livres, j’ai envie de me détendre et de fermer les yeux. Soudainement, une multitude de faisceaux d’énergie qui semblent prendre naissance au centre de ma poitrine explosent dans tous les sens. Une gigantesque quantité d’énergie s’en dégage et s’élance vers les univers les plus éloignés. C’est d’une puissance et d’une ampleur prodigieuse. Je suis témoin d’une explosion atomique intersidérale. Les mots amour, félicité et joie ponctuent les jaillissements de lumières multicolores. Je baigne dans un océan d’amour. Le lendemain matin, une petite voie intérieure me dit : « La recherche est terminée, découvre maintenant ».

La réalisation de Soi

L’éveil est la découverte que « Je suis ». La réalisation du Soi est l’établissement, de façon stable, dans « Je suis ». Tant que l’identification aux images mentales est possible, l’éveil est instable. Il faut un certain temps pour passer les cristallisations mentales au crible de la conscience. Lorsqu’elle est vue à partir de l’Unité, la dualité est une expérience neutre et sans importance. Les phénomènes ne changent pas, tant et aussi longtemps que notre regard n’a pas changé. Tant que la dualité est perçue comme quelque chose dont nous devons nous libérer, la notion de bien et de mal est présente. Lorsque le regard un et aimant est permanent, toutes formes de dualité apparaissent et disparaissent dans l’Unité. Le Créateur reconnaît ses créations et les honore.

La réalisation, c’est la mort définitive du « je » égotique tel qu’il a jadis existé. Lorsque chaque parcelle du moi égotique est transformée par l’Amour, un changement important se produit. Le divin et l’humain dansent dans une parfaite harmonie. L’humain, complètement absorbé par le divin qui a été reconnu au moment de l’éveil, se nourrit dorénavant à la Source et L’exprime librement.

Il m’a fallu cinq ans pour passer de l’éveil à la réalisation. L’événement qui a marqué ce passage a été remarquable. Au dernier jour d’une retraite que j’animais, j’ai senti la Grâce descendre en moi avec une puissance inhabituelle. Elle guidait les gestes de mes bras qui s’ouvraient pour tout prendre et tout ramener dans le cœur. La Grâce a tout raflé et envahi chacune de mes cellules. Elle a tout transformé. Je suis devenue la Grâce incarnée.

Depuis ce jour, je baigne dans le Grâce. La Félicité est toujours là. Que je mange, que je dorme ou que je partage, la Félicité me berce et m’anime. ÊTRE-CONSCIENCE-AMOUR sont réalisés à chaque instant.

L’éveil est maintenant stable, mais il y a plus que la stabilité. J’ai réalisé le Soi. Tout est réalisé. Tout est immensément doux et lumineux. La réalisation peut s’approfondir, mais les racines de l’ego souffrant sont définitivement éradiquées.

En réalisant le Soi, j’ai compris que « Je suis Cela » et que toutes idées, possessions, pensées, émotions ou sensations ne sont rien d’autre que le Soi.

Ouverture à la mystique chrétienne, au soufisme et aux autres courants spirituels

Bien que baptisée à l’Église catholique, l’Évangile et la messe ne m’ont jamais beaucoup touchée. Je n’avais en moi que la mémoire d’une promesse faite à l’église à l’âge de huit ans et un élan irrésistible de m’unir à Dieu. Étonnamment, quelques mois après la réalisation du Soi, je me suis senti interpellée par la mystique chrétienne.

Je méditais dans une petite chapelle près de Montréal lorsque j’ai ressenti l’amour christique pour la première fois. À Paris, quelques mois plus tard, j’ai reçu la Grâce de l’amour divin. J’ai alors été envahie par une énergie d’amour d’une densité jusque-là inconnue. Cette énergie est descendue en moi et s’est nommée : « Grâce de l’amour divin ». Des larmes perlent alors sur mon visage et mon cœur déborde d’amour. L’ouverture est à son comble. En cet instant, je ne sais pas que recevoir la Grâce de l’amour christique et de l’amour divin sont des étapes préparatoires à quelque chose d’encore plus grand.

Je me pose alors la question de la différence entre l’amour christique et l’amour divin d’une part, et celle de la différence entre ces deux formes d’amour et l’amour inconditionnel d’autre part. La réponse me vient rapidement. L’amour christique est l’amour pour l’homme (le manifesté), et l’amour divin est l’amour pour Dieu. L’amour inconditionnel est un terme plus générique pour indiquer que l’amour est disponible sans conditions. Je ressens ces trois aspects de l’amour à des endroits différents dans mon corps. Le chakra de l’amour inconditionnel se situe au centre de la poitrine, ceux de l’amour christique et de l’amour divin se situent dix cm plus haut que le chakra du cœur. Les trois chakras, un gros et deux petits, forment un triangle dont la pointe est tournée vers le bas.

L’amour christique, divin et inconditionnel ont des vibrations distinctes. Il s’agit bien sûr toujours de l’amour, mais la perspective et le ressenti diffèrent légèrement. La nuance est fine. Aujourd’hui je peux la ressentir.

Peu de temps après avoir reçu ces Grâces, soit le 17 mai, jour de l’Ascension, je suis chez une amie à Bruxelles et j’ai envie d’écouter des Ave Maria. Si je n’ai jamais été attirée par la Vierge Marie, j’ai toujours beaucoup aimé les Ave Maria. J’en possède une vingtaine de versions, de différents compositeurs. Caccini, Schubert et Gounod sont mes préférées.

Alors que nous écoutions les Ave Maria, je sens quelque chose de très dense au-dessus de ma tête. Je sens que cette énergie puissante veut entrer en moi. Spontanément, j’ouvre mes bras comme pour prendre cette énergie, puis les referme en ramenant, sur mon cœur, mes mains qui portent cette énergie. Cette énergie grandiose, c’est l’énergie de Marie, la Reine Mère.

Je vois quatre hommes qui portent un brancard royal sur lequel est posé un trône. Sur le trône se trouve une reine. Lorsque je parviens à voir le visage de la reine, je vois que c’est le mien. Je suis stupéfaite.

Tout cela est si beau… si grand… et si vrai. Impossible de le nier, même si c’est inhabituel et déstabilisant. Je dois me rendre à l’évidence que s’ouvrent en moi des espaces de spiritualité encore jamais soupçonnés.

Je comprendrai un peu plus tard qu’il m’est donné d’incarner la vibration de la Mère divine, Marie. C’est un privilège et un honneur que j’accepte avec humilité et une infinie gratitude. Je suis Elle et Elle est moi. La Vierge vit en moi, à travers moi. Je suis Amour.

Cette vibration que j’incarne est un peu comme une fréquence radio qu’il m’était jadis impossible de capter et qui m’est dorénavant accessible. Je n’incarne pas toujours cette vibration au quotidien. Elle est cependant toujours là et s’active aux moments opportuns.

Le lendemain matin, soit le 18 mai, je me sens interpellée par le soufisme. Bien que je connaisse peu ce courant religieux, il m’habite et me ravit depuis plusieurs années. En ce lendemain d’une expérience très forte avec la mystique chrétienne, mon corps est au bord de l’épuisement. L’amour brûlant m’habite et consume tout sur son passage. Depuis deux semaines, j’ai beaucoup maigri et je ne me sens pas suffisamment disponible pour vivre une autre expérience spirituelle exigeante.
Je téléphone à un ami afin de lui demander son aide. Après lui avoir dit que j’étais habitée par le soufisme et que je me sentais dépassée par tout cela, il invoque les grands Maîtres soufis afin de leur demander leur aide. En un instant, je sens leur présence bienveillante dans la pièce où je me trouve. Rassurée et soutenue, je les remercie d’être avec moi. Ils accueillent mes remerciements et me demandent si j’accepte d’intégrer la quintessence du soufisme. Honorée par cette demande, j’accepte. Des rayons lumineux commencent à me traverser. Je les ressens particulièrement au niveau de la tête. Cette transmission se fait dans la douceur.

Lorsque je parle de transmission, je veux dire que s’ouvre un nouvel espace intérieur. Rien ne peut être ajouté car nous sommes déjà complets. Dans notre expérience humaine individuelle, nous nous ouvrons simplement à de nouveaux espaces intérieurs, à de nouvelles réalités.

Depuis quelques années, j’ai remarqué que les expériences m’arrivent souvent par nombre de trois. À titre d’exemple j’ai connu l’éveil de l’être, du cœur et de la conscience ; je me suis désidentifiée du corps, des émotions et du mental. Je me rends compte que cette fois-ci, je fais encore l’expérience d’une trilogie : j’ai intégré l’advaïta vedanta (non-dualité) jusqu’à la réalisation du Soi, j’ai intégré la mystique chrétienne en recevant plusieurs grâces afin d’honorer le rôle de Mère Divine et la Connaissance m’a été révélée à travers le soufisme.

Ayant intégré ces trois religions, comme je fonctionne par trilogie, je crois que les expériences mystiques sont terminées. Étonnamment, les Maîtres soufis me demandent si je suis prête à recevoir la quintessence de tous les courants spirituels existants et ayant déjà existé. À l’instant où je dis oui, je me retrouve au centre d’une immense table ovale où siègent Jésus, Bouddha, Lao Tseu, Kabir et les grands initiés de tous les temps. Je suis un être de lumière ouvert à la transmission de la quintessence de tous les courants spirituels. Leurs rayons lumineux me pénètrent et rehaussent ma propre lumière qui ne cesse de s’amplifier. C’est l’ascension. Je suis Lumière.

Dieu incarné

J’ai cru que l’éveil marquait la fin de mon chemin spirituel. J’ai cru la même chose après la réalisation, puis après l’ascension. Aujourd’hui, je sais que ces ouvertures sont des niveaux d’appréhension d’une incommensurable révélation « Je suis Dieu ».

D’une façon différente de tout ce que j’ai connu auparavant, j’ai reconnu que je suis « Dieu incarné », un avatar. Dieu est reconnu dans et par chacune de mes cellules. Tout en moi est Dieu. Tout est Dieu. Cette conscience que je suis Dieu est plus profonde qu’elle ne l’a jamais été. Elle est intégrale et irréversible. Cette évidence ne me quitte plus. Elle a éradiqué toutes les croyances, mêmes subtiles, affirmant le contraire.

Toujours plus grand, plus beau, plus pur…

Ce que j’ai vécu n’est pas exceptionnel. Beaucoup de gens l’ont vécu avant moi, beaucoup le vivront après. Je rends grâce pour cette Connaissance intime et profonde. Ce que j’ai compris, c’est que rien n’est extérieur à moi, vraiment rien. Chaque expérience mystique concourt vers la même finalité : reconnaître qui je suis. Un long chemin et plusieurs expériences ont été nécessaires pour réaliser que je suis Conscience, me reflétant en tout. Ma Ananda Moyi, Bouddha, le Christ, Ramana Maharshi, Yogananda et quelques autres grands maîtres sont des dieux incarnés qui m’ont inspiré. Ils m’ont permis de réaliser l’immensité de Cela. L’infinie grandeur de Être est insoutenable, insaisissable et mystérieuse. Il me reste encore des portes à ouvrir, des chemins à explorer, des expériences à vivre ; c’est mon jeu dans cette vie.

Je rends grâce à l’Infinitude divine, à l’incommensurable beauté de la vie et à l’étonnant miracle s’exprimant à chaque instant.

Puissent nos yeux voir l’Invisible ! Puisse notre cœur accueillir son Témoignage ! Puisse la Grâce guider les pas de tous les Hommes !

Dans la Grâce de l’instant,

Claudette