La fin de la recherche est l'acceptation inconditionnelle de ce qui est.

TELLEMENT RIEN À FAIRE...

J'en ai tellement rien à faire des questionnements sur l'être, des concepts de dualité ou d'éveillés, de quêtes ou de missions, à tort ou à raison.
Tellement rien à faire...
Parce que quand la pluie coule sur mes joues et que je goûte sa fraicheur, c'est la transparence qui est bue pour offrir son diapason. Et quand le vent danse dans mes cheveux, il dépose au creux de mon oreille l'accord secret qui le met en mouvement au delà du son. Et quand mes pieds caressent le sol, je sens la chaleur de celle qui me porte, toute ronde, comme le soleil et le monde. Et quand je croise un regard ou un coeur, c'est la vie qui pétille de l'intérieur et se prolonge pour se rejoindre elle-même et devenir goutte qui perle au coin de l'oeil qui s'émerveille. 
Je préfère être marcheuse sous le vent et semeuse de pluie, pour rafraîchir l'instant. Et aussi souffleuse d'étoiles et tisseuse de temps, pour raviver le regard d'enfant. Et puis encore rêveuse de monde et toucheuse de coeur, pour que du bout des doigts se batte la mesure qui dessine des sourires sur les visages et des éclats de rire qui se propagent... Et leveuse de voile, pour que du ciel, s'offre toujours la magie des étoiles.

Tellement rien à faire d'autre que d'être chaque jour une berceuse d'aurore qui se lève et honore la simplicité du vivant.

Alexandra Monnin
Inscrivez-vous à notre infolettre