Humain est le mot que nous utilisons en attendant de réaliser que tout est Dieu.

ICI LE MONDE

Être libre de ne pas être libre....et c'est d'une jouissance viscérale impossible à décrire...et ça peut être d'une souffrance impossible à décrire non plus (vraie et non vraie en même temps). La conscience qui a vu l'illusion du moi et a reconnu aussi l'accroche à une fausse liberté engendrée par cela réalise qu'elle ne peut être ailleurs que là ici maintenant et paradoxalement le monde revêt un caractère plus que réel encore car la conscience n'est pas influencée par l'histoire du monde du moi.....alors elle plonge au coeur d'elle-même et plonger au coeur d'elle-même c'est inévitablement plonger au coeur du monde peut importe ce qu'il s'y passe...elle est libre d'être libre ou pas, ca n'est même plus un questionnement...

Le monde n'est réel que grâce et par la conscience et lorsque cette évidence est réalisée, que ce soit un rêve ou pas n'est pas important, il est vu que le monde est impossible à séparer de la conscience et il devient caduque de le rejeter....pourtant le vivre et s'y plonger n'est pas non plus avec la même teneur que celle "pour de vrai" que vit le moi souffrant car ayant envie d'être le possesseur de tout, se croyant tantôt être à part, victime, ballotté par les aléas de la vie et tantôt heureux d'avoir réussi à obtenir, vaincre, évoluer. .....

...alors nous avons un moi qui pense que le monde est son monde, qui pense que la vie est sa vie, qui croit que le monde est vrai. Il se croit plongé dans le monde à fond mais le monde n'est pas réel du tout pour le moi, il ne l'est que pour la conscience qui voit l'illusion du monde....et le paradoxe est que la conscience ayant vu l'illusion du moi se plonge dans le monde encore plus profondément que le moi croit le faire car il est le seul lieu où elle peut se vivre, s'expérimenter....pourtant elle ne souffre pas de s'y plonger plus à fond, elle sait et reconnait le monde comme faux et vrai en même temps et étant ce qu'elle est elle-même.Elle ne peut alors plus refuser d'y être, il n'y a plus de moi pour refuser ou pas d'y être. Le jeu est joué avec l’énergie de la vie et il est encore plus prenant et véridique que celui du moi. Dans cette réalité plus vive que celle relative du moi qui pourtant souffre de penser le monde réel, elle, la conscience, ne souffre pas même s'il est vécu des choses que le moi jugerait négativement....c'est un paradoxe impossible à comprendre.

Je voulais sortir du monde que je pensais archi vrai et souffrant, qui selon moi me tenait en victime et je pensais qu'en toute conscience, une fois débarrassée de lui je serais sortie...mais pour aller où bordel, pour être et vivre quoi?? J'étais loin de me douter qu'il était possible de vivre les choses encore plus viscéralement que le moi, dans un monde encore plus vrai parce que vrai et non vrai en même temps.

À méditer: C'est de ne pas avoir trouvé de liberté possible qui rend libre et c'est d'avoir vu vraiment la fausseté du monde du moi qui le rend si vrai et beau au point que vouloir en sortir n'est même plus envisageable.

Je viens de saisir l'Amour vrai de la plongée volontaire au coeur de ce fabuleux monde. Je vous le dit, y a rien ailleurs. Moi, pas moi, conscience claire ou non, souffrance crue vraie ou pas, tenue à distance en se croyant ainsi liberté ou pas, rien de ça ne mène ailleurs qu'ici et maintenant.

Christine Morency
http://ecritsdabsolu.blogspot.fr/

Inscrivez-vous à notre infolettre