Je suis née du désir de Dieu de s'incarner sur Terre.

LA SOURCE

Que ne t’ai-je rêvée tapie au fond d’un bois,

Entourée de fougères et de mousse alanguie,

Créant le doux murmure où la biche aux abois,

Vient étancher la soif qui lui tient lieu de vie.

Combien je t’ai voulue glisser entre mes pieds,

Chatouillant mes orteils, créant mes rires d’enfant,

Quand mon bateau corsaire en feuille de papier,

Disparaissait au loin dans le gouffre du temps.

Où suis-je allé chercher ce que j’avais quitté,

En courant m’accrocher aux vaines illusions,

Innocent condamné, coupable innocenté,

Le réel n’était plus que ma sombre vision.

Puis vint ce que jamais je n’aurais cru prévoir,

Une immense clarté, la vérité ultime,

Le Je Suis s’imposant sans qu’on puisse le voir,

Ce depuis le néant, à l’infini intime.

Cette source qui coule et irrigue à l’envie,

C’est la mer de la terre et de l’arbre la sève,

La lumière du soleil et l’amour de la vie,

Célébré dans l’union de l’Adam et de l’Ève.

Théophile Fleury
Le 27 avril 2015
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