Quand on se détourne de l'essentiel, on perd l'essentiel.

QUAND CESSE LA RECHERCHE

J’ai longtemps cru que je n’étais pas éveillée, c’était faux. Je l’étais, mais n’en étais pas consciente. Lorsque j’ai cessé de CROIRE, lorsque j’ai cessé de VOULOIR m’éveiller… lorsque j’ai vu l’arrogance du chercheur spirituel et que je me suis inclinée, j’ai vu la vérité de qui Je suis.

Puis, j’ai cru que j’étais éveillée. C’était également faux. Mais croire que j’étais éveillée m’a été utile, sans doute indispensable. Ce fut une étape.

J’ai vu que Je suis celui qui est. Être se vit dans une forme singulière qu’il me plaît d’appeler moi, même si je sais que cette forme n’est pas le Soi ultime. Il est ce avec quoi le Soi s’expérimente. C’est soi en Soi.

Pendant très longtemps, j’ai réalisé tout ce que je ne suis pas. Puis un jour, j’ai vu qui Je suis et une façon singulière de s’incarner dans la matière. Nous appelons cette forme Claudette. Elle est aussi personnelle qu’impersonnelle. Le processus de désidentification et de transformation est infini.

Il y a pas de moi qui meurt, c’est une idée qui s’évanouit. Mais nous sommes accrochés à cette idée, elle nous sécurise. Nous fuyons l’expérience virtuelle de la mort en nous inventant des histoires. L’ego se sent menacé, il veut survivre à tout prix.

Lorsque se lève le voile de l’ignorance, il est vu qu’au-delà de l’ego il y a Je suis. Comme Je suis est incarné dans une forme humaine, un nouvel ego se révèle. Il naît et meurt à chaque instant. Il est au service de la vie, il n’est plus le maître.

Je me sens maintenant assez en sécurité pour vivre ce dont j’ai envie. J’ai assez d’amour pour moi pour vouloir m’offrir une aventure joyeuse et douce à la fois. Je ne suis plus bloquée par les peurs, les limitations et les conditionnements. Passer du monde mental où tout est gris et linéaire à un monde vivant et coloré, ça change la vie. Réaliser que je suis l’espace dans lequel tout se vit, que je suis illimitée et éternelle n’offre pas trop de prise aux peurs. Je suis installée en permanence dans :
Je ne sais rien
Je ne veux rien
Je ne peux rien
Je suis ouverte à l’expérience de la vie telle qu’elle se présente à chaque instant. Et… c’est à partir de cet espace que je peux CRÉER ma vie. Celle qui me met le cœur en joie. OUI, je crée ma vie. Après la mort de l’ego, c’est la résurrection. C’est le message du Christ. Le Père et le fils ne font qu’Un.

Il n’y a pas de dichotomie dans les phrases qui précèdent, mais un délicieux paradoxe qui nous amène à expérimenter « l’accueil inconditionnel » ainsi que notre  « pouvoir créateur », celui qui jaillit de la Source de tout ce qui est, Je suis.

Ce qui a le plus changé depuis que j’ai vu la vérité, c’est que je vois maintenant en profondeur. Je vois derrière la question, derrière le corps physique, derrière le chagrin, derrière l’ego, derrière le mental et la souffrance. Je suis moins bernée par les apparences. Vacuité, éternité et silence sont les mots qui décrivent l’espace à partir duquel je vis.

J’ai longtemps cherché Dieu… et je l’ai trouvé. Ô surprise ! Je me suis trouvée.
Dieu n’a pas de représentation et… il les a toutes.

Inscrivez-vous à notre infolettre