Mourir à soi est le prix de la liberté.

Témoignages

Témoignages des participants

028 - Judith

Ce matin, ce texte émerge avec cette envie de te le partager...
 
Je suis l’espace dans lequel tout émerge, tout se manifeste. Les pensées naissent et meurent en moi. Les émotions naissent et meurent en moi. Les sensations physiques naissent et meurent en moi. Des mondes sont créés à chaque instant et sont dissipés. Je suis l’espace dans lequel tous ces mondes naissent et celui dans lequel ils disparaissent. Je suis la vie s’exprimant à son essence la plus pure dans une forme physique, un corps, une matière. Mais je ne suis pas cette forme. Je l’ai créée uniquement pour pouvoir expérimenter tous ces états que je m’amusais à inventer sans pouvoir les ressentir.
 
Lorsque je confonds mon identité et que je crois être cette forme, ces états qui naissent et meurent en moi, je suis malheureuse, car je suis couper de ma véritable essence, de ma grandeur, et l’ampleur de mes créations me font peur. Elles vont et viennent sans cesse et je ne peux trouver le repos, la paix naturelle de mon ÊTRE. Certaines me sont douloureuses et je résiste pour ne pas les ressentir. D’autres me sont agréables et je lutte pour ne pas les voir disparaître. Je suis toujours en lutte, toujours à vouloir autre chose que ce qui est présent… Je ne veux pas m’appeler tristesse, je veux m’appeler joie, mais lorsque je crois enfin m’appeler joie, je deviens automatiquement peur, car je sais, d’expérience, que la joie ne reste jamais définitivement… Alors je ne suis jamais… Je veux toujours être autre chose…
 
Quelle est la vérité alors ? Je ne suis RIEN… Je suis un grand espace vide contenu dans un petit corps et au sein duquel tout naît et meurt. Ces mondes sont mes enfants. Ils vivent en mon sein et je vibre avec eux parce que je les ressens du plus profond de mon ÊTRE. Ils sont de moi et s’appartiennent à eux seuls, à la fois… Qu’ils soient étiquetés de « désagréables » ou « d’agréables » importe peu, ils sont mes enfants et je les aime pour ce qu’ils sont... Lorsqu’ils passent et s’éloignent, je les regarde partir comme une mère regarde son enfant partir pour l’école : ils ne m’appartiennent pas, ils ont leur vie propre. Ils viennent et repartent. Viennent et repartent. Viennent et repartent. Et mon rôle de mère universelle consiste à les accueillir inconditionnellement, dans leur arrivée et leur départ, sans jugement, sans vouloir, simplement le cœur ouvert à leur présence.
 
Je suis ce grand vide plein de vie. Qui aime. Qui aime. Qui aime. Qui crée et recrée la vie. Cette terre d’accueille, qui embrasse ses créations sans s’y attacher…   
 
Comment ne plus jamais l’oublier, maintenant ? En étant présente ? Comment le ressentir chaque seconde de ma vie ? En choisissant de porter attention sur cet espace en mon coeur que je sens s'ouvrir jour après jour?
Comment intégrer cette grandeur dans un quotidien, une routine "humaine" ?
 
Merci pour ton arrivée, ta présence, dans ma vie... Je ne pensais jamais toucher quelque chose d'aussi grand... La seule raison pour laquelle j'avais choisi de "marcher la route de spiritualité" c'était pour arrêter de souffrir... Maintenant je ne fais plus "qu'arrêter de souffrir", je VIS... Je me reconnais, je m'expérimente... Je croyais cette expérience réservée à quelques élus ! Quelle surprise de me découvrir élue, au même titre que tous les autres ;)
 
MERCI