Nous croyons avoir compris… puis nous nous apercevons que nous n'avons rien compris, pour finalement voir qu'il n'y a rien à comprendre.

Témoignages

Témoignages des participants

Éric

D’abord, il y a l’émerveillement. Puis, je bascule dans cet espace et me vide presque immédiatement de la notion de « je », ou de moi. Un peu comme si le silence pouvait absorber, éteindre le bruit ; n’en faire que des braises.
Elles couvent, dans cette étrange cruauté, qui vise à me définir tandis que je me perds dans l’imprononçable, le Vivant, le Libre.
 
D’abord, il y a l’émerveillement, puis l’évidente présence de cet Amour se révèle, si simple et ouverte. Moi, Eric, ne suis plus que celui qui contemple, tant de vie dans l’effacement, tant de douceur dans l’acceptation.
Puis viens « ça ne durera pas longtemps, profites en », puis reviennent  les peurs, tissées dans les limites, comme mon portrait sur la longue tapisserie du temps et de la volition.
À n’être plus, enfin je respire, comme si les oiseaux du lointain venaient sur mon épaule et échangeaient mon corps contre le ciel, la grâce et la liberté conjuguée.
Sur mes mains ouvertes, les lignes de vie se confondent avec l’horizon, car il n’y a plus rien à prendre.
Juste le silence d’où se délivre comme le parfum d’un lys, mon doux émerveillement.